Statut de l'image, 25/01/11.
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Découpage technique (doc sur site).
Court métrage la patinoire. On peut voir qu'il y a un découpage entre la bande son et la bande image. Il est composé en tableau et chaque ligne constitue un plan du film à tourner. La durée, la position de la caméra et les mouvements sont précisés. Le découpage permet de préciser la mise en scène des actions dans la bande image. La bande son est exposée de façon linéaire, on peut voir la musique choisie ainsi que sa durée sur le plan, les bruitages des techniciens, les voix.
II. Récit, narration, diégèse.
On remarque dans l'histoire du cinéma qu'il n'était pas narratif à ses débuts mais plutôt documentaire. Le concept de narration est arrivé plus tard. Il est peu à peu devenu narratif grâce à différents éléments comme les images figuratives (capter la réalité), les images mouvantes (montrer le déroulement d'un événement d'une action). Le cinéma a pu devenu narratif grâce également à une recherche légitimité en tant qu'art.
Propp est l'un des premiers à poser les bases de la narratologie dans un ouvrage « La morphologie du comte ». une histoire c'est une combinaison de noyaux existants.
Il met en évidence le premier noyau qui est la notion déséquilibre/déséquilibre dans une situation (équilibre => déséquilibre => équilibre).
Le 2è noyau est le fait que l'histoire se déroule toujours autour d'un sujet désirant, un obstacle à ce désir et un dénouement.
Paterne => modèle théorique en terme de narration théologique.
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Le récit.
Notion théorisée par Gérard Genette (livre « Le discours du récit » en 1972). Cet auteur nous dit que le récit est un énoncé dans sa matérialité (des images, sons, paroles, motion écrites dans un film). Le récit c'est la forme qui prend en charge l'histoire. C'est donc le support narratif qui prend en charge l'histoire à raconter. Le récit est élaboré par 3 points :
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Elaborer un récit c'est élaborer une structure temporelle, une chronologie.
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C'est aussi représenter des événement ou une suite d'évènements. C'est une représentation d'évènements, ce n'est donc pas la réalité.
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C'est choisir un langage qui va prendre en charge l'histoire à raconter (c'est comme choisir des matériaux pour construire un meuble).
Dans un récit, tout n'a pas la même intensité, il y aura des moments de tension et des moments de détente. Il existe donc des signes de ponctuation du récit qui vont baliser ces différents moments. Les signes de ponctuations sont tout les marqueurs de séparation (transitions) entre les plans et les séquences.
Séquence : c'est une unité automne qui constitue un tout au niveau de l'histoire. C'est une mini histoire dans l'histoire. Elle peut être constituée d'un seul plan et dans ce cas la on parle de « plan séquence ».
Plan : c'est ce qui est obtenu entre le moment ou on déclenche le moteur de la caméra et le moment ou on l'arrête.
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La narration.
C'est l'acte de narrer et la situation dans laquelle s'inscrit cet acte. Au cinéma, c'est le réalisateur qui est le narrateur néanmoins on parle d'instance narrative car ce dernier peut être aidé d'assistants. Le personnage principal peut aussi être le narrateur dans certains films. Dans ce contexte la, l'histoire c'est le contenu, le sens et elle est dissociée du média qui la prend en charge.
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La diégèse.
C'est l'histoire et la narration associée, elle doit être toujours pensée de façon contextuelle. (exemple, l'auberge espagnole, Barcelone appartient à la diégèse du film). C'est l'histoire telle qu'elle est vécue par les personnages dans le film. Une musique peut être diégétique.
III. Le personnage.
Ce n'est pas une personne mais un être de son et d'image au cinéma. On considère que c'est le héros lorsque le récit se focalise sur lui. Il est caractérisé par sa façon d'être (attitude, comportement) et sa façon de faire (des actions). On va distinguer le personnage classique du personnage moderne.
Le personnage classique c'est le symbole type du héros hitchcockien. C'est un personnage qui poursuit une quête qui a le confronter à un milieu étranger, des obstacles. Il va se révéler obstiné, maladroit et toujours courageux.
Le personnage moderne, quant à lui, est un personnage emblématique et qui n'a pas de but, objectifs clairs; il existe davantage par son attitude et sa présence. C'est un personnage en crise (sentimentale, financière, etc) qui subit plutôt les évènements. C'est un personnage opaque qui existe surtout par son corps, ses expressions, sa voix, par l'aura qu'il dégage à l'image. Il agit en général peut, voire pas du tout.
IV. Les dialogues.
Les dialogues ont 4 fonctions :
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Une fonction d'information, le dialogue va donner de l'information au spectateur.
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Une fonction de caractérisation par le vocabulaire, la voix, leur synthaxe et leurs pensées.
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Une fonction de dramatisation, ils vont parfois révéler les relations entre les personnages et la tension qui existe entre ces derniers.
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Une fonction de commentaire de la situation ou de l'action. Ils commentent ce qui s'est passé précédemment. C'est un dialogue qui va évoquer la scène ou la mise en scène (voire le décor).
Il y a 4 façons de travailler sur le dialogue :
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On va écrire les dialogues et les enregistrer en direct pour obtenir un effet de réel/direct.
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On peut ne pas les écrire et ils sont alors improvisés. Ils peuvent être enregistrés en direct. C'est un type de cinéma qui joue davantage sur l'improvisation.
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On peut écrire les dialogues en imitant le naturel du discours improvisé dans la situation, cela produit un effet de réalisme.
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On les écrit dans un style volontairement anti-naturel et qui ne correspond pas à ce qu'on dirait dans la réalité. Cela donne un effet de théâtralisation, voire dramatique.
Extrait du film de François Truffaut « La nuit américaine » 1976.
Film appartenant à la nouvelle vague. Film aussi marqué par les années 70.
Les éléments de la nouvelle vague :
Les coulisses du film qui sont montrées, le cinéma qui parle de lui-même et qui le montre. Il montre les conditions des acteurs, techniciens et figurants.
Il y a un réalisme important qui est présent et une ambigüité des genres de cinéma (fiction/reportage/documentaire).
Il n'y a pas de personnage héros qui est censé prendre en charge le récit.
Certaines dialogues paraissaient non naturels (exemple : le producteur qui dit qu'il doit rester dans l'ombre, critique cachée de ces derniers).
Le générique est un générique non conventionnel puisqu'il est parlé. On entend la voix de Truffaut lui même. La bande son est représentée et visualisée. Il y a un plan en noir et blanc sur deux actrices célèbres du cinéma muet. Clin d'oeil sur l'industrialisation du cinéma. Le titre du film « La nuit américaine » évoque une technique du cinéma (c'est quand on utilise un filtre devant la caméra pour obtenir un effet de nuit lorsqu'on filme de jour).
Il y a une mise en abîme du cinéma dans le cinéma car on voit François Truffaut jouer son propre rôle, le sujet du film est le cinéma (montrer l'histoire du tournage d'un film), les équipes de production avec tout les techniciens.
C'est un cinéma de critique ou les cinéaste de la nouvelle vague vont être critique vis à vis de la production elle même. Critique adressée au cinéma hollywoodien.
Effet de réel important et genre cinématographique difficile à identifier.
Chapitre 2 : L'esthétique du film et de l'image cinéma.
Identification d'éléments et du sens inclus, construction du film, etc.
I. Notion de plan.
A) La notion de volume dans un plan.
On perçoit le volume car on a une conception biocculaire. La caméra et le film correspondent à une vision monocculaire (comme la photographie). Cette dernière peut donner une sensation de 3D néanmoins grâce à des techniques/esthétique. On peut utiliser la profondeur de champ, la suite de plan (arrière plan, premier plan, plan 1/2/3), la variation de l'angle de prise de vue.
La restitution de l'impression d'un espace à 3D peut dépendre de la variation du point de vue (exemple du cube). Celle est aussi rendue possible grâce à la profondeur de champ et par un travail sur la lumière également (par le contraste zones claires/sombres) ainsi que grâce à différents plan sur une même image.
André Kertész, 1928, « La fourchette ».
Comment perçoit-on la notion de 3D ?
L'effet de projection de lumière sur la fourchette, la projection de l'ombre des dents de la fourchette sur l'assiette (qui creuse cette dernière).
Comment le sens est construit ?
La lumière joue un rôle dans la perception du réel (photographie => écriture de la lumière), on voit une écriture du réel par la lumière.
C'est un photographe intéressé par les objets du quotidien et les éléments de déformation qu'apporte la lumière.
On peut faire référence au concept de punctum de Barthes(point lumineux, éléments forts, détails attirants l'attention).
La taille de l'ombre est identique à l'objet, il porte une réflexion la dessus.
Kertész a aussi effectué des photos de nue en déformant les corps à l'aide de miroirs déformants pour produire des effets déstructurants et déstabilisants. Le double, le reflet produit une esthétique intéressante selon lui. Exemple : photographie « distorsion » dont le point fort est visuellement les mains.
Rodtchenko, « La jeune fille au leica » 1924.
Point de vue en oblique, découpage carrés avec les ombres/lumières => déstabilisant. Il y a aussi une ombre plus marquée sur le visage de la jeune fille que sur ses vêtements. Le titre désigne aussi bien la prise de vue (le leica) que le sac.
Le triangle produit un signe d'harmonie, de proportion et une proposition équilibrée. Il peut aussi symboliser l'érotique féminin.
Le carré va plus être un signe de stabilité, pouvoir.
Le rectangle permet de mettre en avant le nombre d'or en plus des éléments du carré.
Le cercle est symbole de douceur, sensualité, etc.
Extrait de Citizen Kane de Orson Welles, 1940.
Film qui est considéré comme un chef-d'oeuvre car il renouvèle énormément le genre cinématographique. À l'époque, il y a une relation étroite entre les producteurs et réalisateurs. Ce sont alors les producteurs qui choisissent les acteurs. Welles est un homme de radio (sons) et de théâtre (mise en scène, jeu des acteurs, rôles, accessoires).