Statut de l'image, 01/02/11.
Extrait de Xanadu (ville d'Inde).
La première séquence débute avec un panneau « ne pas entrer » suivi d'un premier traveling (vertical), la lenteur sur les grilles symbolise la hauteur du personnage.
Autre élément remarquable est le titre Citizen kane qui est présenté sous forme de néon comme pour les spectacles (de théâtre, etc).
Après le traveling, il y a une suite de plusieurs plans mis en scène de manière anti-conventionnelle car il zoom sur le personnage, non pas en traveling avant mais avec une juxtaposition de plans s'enchainant les uns avec les autres. Il y a des raccord lumière entre les plans (originalité). Point lumineux en haut à droite qui sert de repère. Le réalisateur utilise beaucoup le thème de la fenêtre pour symboliser le passage d'un espace à un autre (ici allégorie de la vie vers la mort). Welles choisi un travail du clair obscur sur l'espace et les persnnages (traitement expressionniste original pour l'époque et lié au fait qu'il a été influencé par les travaux de cinéastes allemands). Il y a une hauteur de caméra relativement basse => personnage coupé (au niveau du cou par exemple).
Boule à neige => symbolise la mémoire du personnage au moment de sa mort. Plan sur la boule puis dézoomage sur l'espace par un moment arrière qui dévoile la scène + effet de surprise. Impression d'assister au journal télévisé qui présente la mort du personnage. Des animaux/objets initie un mouvement dans le plan et vers le plan suivant => raccord dans le mouvement/anticipation.
Adéquation entre le fond et la forme. La séquence « new on march » rappelle les premiers plans nocturnes et d'avancement vers le château. Welles cherche aussi à brouiller un peu les genre car il y a un genre documentaire animé comme une fiction. La solitude et l'isolement du personnage sont représentées par le temps que l'on met à l'approcher (en image). C'est une séquence qui sert à lancer/faire démarrer l'intrigue.
B) L'échelle des plans
Livre « Introduction à l'image de films ».
Typologie de Cloaquet.
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Long shot (= plan) : plan utilisé pour un paysage, pour décrire un lieu ou mettre en place une scène. Il est souvent utilisé au démarrage de l'intrigue/scène. Il permet de montrer le contexte, les mouvements, et il peut suggérer parfois la solitude d'un personnage.
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Plan d'ensemble/de situation : on va trouver dans ce plan plusieurs personnages (filmés de la tête aux pieds) dans un décor. C'est un plan qui a une fonction de description également.
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Plan moyen/en pied (medium shot) : c'est un plan ou on va avoir un/deux personnage(s) de la tête aux pieds. Il a pour fonction d'attirer l'attention sur un personnage.
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Plan américain large/italien : « américain » fait référence aux plans de westerns.
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Plan taille/poitrine : série des plans rapprochés. Pour les femmes, il est conseillé de laisser un espace en dessous du plan poitrine.
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Gros plan : il est aussi appelé « plan serré » (pour un objet précis, etc) ou « big shot ». Il a pour fonction de dramatiser et d'émouvoir, de faire adhérer le spectateur aux sentiments du personnage (phénomène d'identification).
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Très gros plan (close up) : en général, sur un détail du visage. Il a pour fonction de figer le temps, d'apporter le moment/l'émotion à son paroxisme. Lorsqu'il s'agit d'un très gros plan sur un accessoire/partie du corps, on parlera aussi d'« inser » (exemple : un verre) qui permet de donner de l'importance à des éléments du décor.
Notion de plan de André Gardis, il le défini comme une suite continue d'images enregistrées par la caméra au cours d'une même prise. C'est donc la portion de film impressionnée par la caméra entre le début et la fin d'un prise. Ensuite les plans sont montés les uns à la suite des autres. La séquence est un ensemble de plans qui constituent une unité narrative définis selon l'unité de lieu et d'action. Elle est automne par rapport au reste du film et possède une cohérence/unité par elle même.
Plan de coupe : on film un peu avant le début/la fin d'une scène pour facilité le montage.
Plan fixe = plan élémentaire.
Champ et contrechamp : on va souvent utilisé cette technique de champ/contrechamp pour filmer une conversation. La convention est de garder la même distance entre personnage/caméra des deux coté et de garder la même focale (permet d'avoir de la profondeur, modifier la netteté/le flou).
Loi des 180° : restituer pour le spectateur une notion correcte de l'espace. On va parfois utiliser aussi un bout du personnage en amorce (exemple de l'épaule en bas à gauche du cadre).
Les champ et contrechamp doivent entre liés par une logique de présence (lorsqu'un personnage sort du cadre par la droite de face, il rentre par la droite de dos au cadre suivant).
Extrait du film Jackie Brown.
Histoire racontée au sein du fragment de séquence (une histoire dans l'histoire). La séquence est filmée en champ/contrechamp, on alterne sur les trois personnages avec ces effets de caméra. Parfois la caméra traverse la ligne des 180° avec par exemple le changement de position de la caméra (devant la canapé => derrière la canapé). On peut franchir la ligne des 180° :
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Si la caméra franchi elle même cette ligne
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Si le personnage se lève et franchi la ligne (la caméra suit alors le personnage).
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Si il y a un événement créant un effet de rupture dans la séquence (3è personnage = la fille, le tel qui sonne) conduit à un changement de position de la caméra.
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Dernière condition : lorsque la caméra se repositionne dans une place qu'elle a déjà occupé précédemment durant la séquence.
La caméra est positionnée de manière basse pour donner l'impression que l'on est présent avec les personnages en train de discuter sur le canapé. Il y a un coté voyeur/intrusif représenté avec les deux individus qui continuent à être filmés lorsque le 3è est au téléphone (fin de la scène).
La notion de prise de vue avec le plongée et contre-plongée
La plongée exprime le fait que l'axe optique soit orienté en dessous de […....(cf docs que le prof est censé mettre sur le site)....]
Celle-ci « victimise » les personnages, les diminue, montre leur infériorité.
Exemple : Henri Cartier Bresson avec la photo de la scène dansante (« le ballet »).
On a l'impression que la photo va s'animer, on a l'impression de voir la mise en scène/le montage et d'être à la place de Dieu. Impression d'écrasement/domination.
Contre plongée : le sujet va être magnifié, on va suggérer une impression de domination/pouvoir/puissance.
Exemple : Echelle de secours de Rodtchecko (géométrisation dans son travail qui est une obssession, mise en avant du contre plongée, le point de fuite est présent dans l'image, impression de relief, contre jour qui renforce l'impression de forme géométrique chez l'humain)
La hauteur dans le cinéma. Chez le cinéma occidental, on a tendance à respecter la hauteur des plans. La caméra est souvent positionnée à hauteur d'homme.
Extrait de Wong Kar-wai (cinéaste) « In the moon for love ».
Dans ce film, la caméra basse suggère très bien la sensualité (a contrario de Tarentino). Cela permet de filmer les jambes, le déhanchement (sublimer les mouvements), elle est un peu témoin des scènes tout en restant à distance. La culture asiatique/chinoise transparaît à l'image. Il y a parfois des cadre un peu vide car le réalisateur filme les éléments du décor ( mur, plafond, lampe) pour leur donner un sens dans l'histoire (plus de drame). Il y a une cohérence entre le rythme de la musique et le déplacement des accessoires. Il y a un jeu d'attirance/répulsion entre les personnages, symétrie entre les deux personnages (lorsqu'ils vont s'acheter à manger).