Histoire des médias, 03/11/10.
Rivalité entre média télévision et presse écrite car les journalistes de la télévision étaient considérés comme non crédibles puisqu'ils faisaient que parler (pas de fabrication d'articles).
Situation anglaise à observer car celle ci est un modèle. En Angleterre nait l'expression de « 4è pouvoir » que l'on va attribuer à la presse. Pour rappel, les 3 pouvoirs sont le pouvoir exécutif, législatif et judiciaire. Le 4è pouvoir lui confère une grande importance (à la presse écrite) dans le sens ou on considère que la presse est indispensable à la démocratie. Ce 4è pouvoir donne alors à la presse un rôle (Burke) et l'associe à la démocratie. Quelles sont les conséquences démocratiques de la baisse considérable de la lecture de journaux chez les nouvelles générations?
1695 est prononcée l'abolition du Licensing Act en Angleterre qui était une autorisation préalable pour démarrer le fonctionnement d'un média. Ainsi n'importe qui peut alors démarrer un journal sans autorisation. Dans ce pays est aussi crée le premier quotidien au monde qui est le Daily Currant (de 1702 à 1735). la presse britanique pour son contenu rédactionnel se base sur la confrontation des deux principaux partis politiques, il y a donc une alternance politique. Les journaux reprennent alors les débats qui existent dans chaque parti. Cette mise en avant de la politique est apparue de suite normale pour l'époque. En Angleterre la presse a plus vocation à jouer le rôle d'un agitateur / perturbateur. Ce qui n'empêche pas certains journaux de toujours soutenir le même parti. Particularité anglaise, le journal va être au carrefour d'une culture orale et écrite, car des personnes qui savent lire vont lire des journaux aux personnes qui ne savent pas lire. À l'époque l'école n'était pas encore obligatoire donc il y avait une majorité d'analphabètes.
La France a alors un retard par rapport à l'Angleterre du fait que la révolution n'a pas encore eu lieu et parce que les grands intellectuels français (Diderot, par exemple) sont mobilisés pour une autre activité qui est celle de la création de l'encyclopédie. À noter que Diderot détestait les journaux car « c'est de la pature pour les ignorants ». Qu'est qu'un livre périodique (= journal) ? Un ouvrage éphémère et sans intérêt apportant de la vanité […]. Il faut alors attendre 1777 pour que naisse le premier quotidien en France. Il faut attendre la révolution française pour la presse devienne digne d'intérêt.
On a tenté de réduire au silence un journaliste pour évoquer l'oppression.
Période d'explosion de périodiques durant la période révolutionnaire (périodique nommé « les grands ne nous paraissent grands que parce que nous sommes à genou »).
Deux idées principales liées aux journaux :
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Le secret c'est quelque chose qu'il faut détester car c'est propre à la monarchie absolue. Le contraire du secret est la transparence.
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La révolution rend hommage à l'antiquité grecque et à ses formes de démocratie directe. L'absence d'intermédiaires entre les élus et le peuple, c'est à dire, que les décisions se prennent à l'intérieur d'un groupe avec la présence physique de tout le monde.
Néanmoins, lorsque le groupe devient trop important, la démocratie directe est impossible, il faut donc des intermédiaires. Les journaux servent alors d'intermédiaires car il faut rendre compte à la fois de la parole du peuple et des élus. Ceci explique que la presse soit bien vue. On considère que la presse doit être un intermédiaire permanent. Les journaux ont un courrier de lecteurs important en volume ce qui fait que le média de presse écrite s'adresse de manière unidirectionnelle mais peut recevoir des réponses ce qui le rend aussi bidirectionnel. Le journal reprend partiellement le schéma d'une communication humaine normale (bidirectionnelle) ce qui se rapproche de la démocratie directe même si il y a absence physique de la population. Néanmoins le retour facilité du lecteur (par exemple internet) pour donner son avis ne signifie pas que l'on a du succès. Le succès d'internet ne serait il pas alors plutôt lié à cette facilité de retours des utilisateurs / lecteurs que ces derniers ne rencontrent pas dans les autres médias.
Les journalistes sont considérés par certains révolutionnaires comme ayant une fonction publique de dénonciation, jugement et condamnation. Durant cette période le copyright n'existant pas encore, on n'hésite pas à prendre des articles de journaux étrangers. Durant cette période nait aussi l'idée qu'un complot peut être organisé par la presse (par exemple, contre la révolution). Il existe néanmoins un journalisme contre révolutionnaire qui prend des risques à cette époque (révolution française).
En 1785, pour la première fois, des journalistes ne vont plus être les seuls propriétaires de leur médias, il y aura d'autres personnes extérieures à ce domaine. En Angleterre, un entrepreneur de charbon (John Walter) achète un journal car il veut se diversifier et se faire plaisir puisque cela donne une image de moderne. Il fait penser à quelqu'un qui a effectué la même démarche en 1987. Buygues a acheté TF1 afin de se diversifier et se donner une bonne image également. Cela veut dire qu'on peut être propriétaire d'un journal et être incompétent dans ce domaine, tant que la personne n'intervient pas dans les questions de contenu cela ne pose pas de problèmes particuliers. Sauf qu'en 1988, Buygues est intervenu sur le contenu d'un reportage d'un journaliste qui critiquait le travail de l'entreprise en le renvoyant. Le fils de John Walter devient directeur du journal ce qui amène l'entreprise à vouloir influencer le contenu de son journal.
En Angleterre, un quotidien nommé le Daily Universal Register change de nom et devient le 1er janvier 1788, Le Times. Plus de 2 siècles après ce quotidien existe toujours et utilise la police de caractère qui porte son nom. Au delà des risques que prennent les journalistes pour leur vie, environ une centaine de journalistes meurent chaque année dans l'exercice de leur fonction dans le monde.
En 1853, guerre ou l'armée britanique est impliquée, un journaliste sur place critique le commandement britanique à tel point qu'en Angleterre cela entraine la chute du gouvernement, celui ci est obligé de démissionner mais accuse alors la presse d'être anti-patriotique car n'aurait pas soutenu convenable sa nation en émettant des critiques.
Les journalistes peuvent avoir un rôle important lors de guerres par l'utilisation d'articles et photos effectuées sur les lieux de combats.
La caricature s'affirme comme un élément incontournable de la presse (exemple, caracturiste Blantu). À la télévision, la caricature est séparée de l'information journalistique contrairement à la caricature de presse qui est intégrée à l'information.
Réduction symbolique de ce qu'est l'occident, l'information se déplace plus loin et dans l'autre sens les correspondants de presse donnent aussi une image de contrées éloignées ce qui donne une impression d'espace plus réduit pour les lecteurs.