Histoire des cinémas, 07/10/10.

Publié le par l1infocom.2010.2011.over-blog.net

 

Introduction :

 

Dans la cinématographie un lieu est un décor, un vêtement est un costume et une personne est un personnage. Les scènes sont représentées ce qui fait qu'elles n'existent pas réellement. La réalité ne peut pas être reproduite mais seulement représentée. On est des représentations d'idées ainsi que de cinématographies.

 

Les personnages sont alors les vecteurs principaux, ce sont eux qui permettent de rentrer dans l'histoire. L'identification aux personnes est possible essentiellement par l'émotion car celle-ci est universelle qu'il s'agit d'émotions brutes ou d'émotions intelligentes. On parle alors de vecteur émotionnel du récit. Celui-ci a une double nature, il est à la fois encré dans l'univers contemporain et le présent ainsi que lié au monde ancien , traditionnel et classique. Si les personnages ne sont jamais les même, les caractères restent universels eux aussi. Le cinéma s'adresse à la réalité et à l'imaginaire. Il existe une dualité dans le cinéma qui traduit la présence d'êtres méta-physique. Nous avons tous besoin d'histoires pour vivre. Nous ne pouvons pas nous en passer.

 

Le cinéma inclus à la fois le « theastre » ( qui signifie « voir ») et le « drama » qui veut dire « action ». A noter que toute forme d'expression (cinéma, peinture, image, poème, etc) possède un récit. Le récit force à créer l'émotion et celle-ci à tendance à faire davantage retenir le film ou tout autre support regardé. Lorsque l'on a un ressenti à travers l'histoire, on a alors l'impression qu'elle est vrai. Le cinéma est aussi une expérience d'altérité, c'est à dire, qu'en temps normal nous avons tous une partie de nous qui est inavouable et inaccessible à l'autre et inversement, celle-ci se dévoile alors lorsque l'on regarde un film et que l'on s'identifie au personnage. On est prisonnier de notre condition sauf quand nous regardons du cinéma car il donne la possibilité d'être une autre personne le temps du film et de vivre une expérience impossible dans la réalité. L 'autre raison de cette altérité est la bonne éducation que nous avons reçu et qui nous empêche de nous exprimer. En effet, la plus importante des règles de savoir-vivre que l'on a appris est celle qui nous force à contrôler nos émotions pour vivre correctement en société. A l'inverse, au cinéma, on est autorisé à montrer nos émotions (pleurer devant la mort d'un personnage, souhaiter la mort d'un autre, etc) grâce à notre empathie qui peut se libérer librement dans le cinéma (peu de lumière, son fort, etc).

 

Catharsis : vomir métaphoriquement à travers l'expérience cinématographique. La narration permet quant à elle d'expulser et de ressentir des choses.

 

Extrait du film « Amadeus », premières scènes (environ les 25 premières minutes).

 

C'est un film contemporain de l'époque ou il est réalisé (remarque valable quelque soit le genre d'un film) à cause de la différence de langage entre l'époque du film et le langage actuel qui ne correspondent pas. Deux films à des époques différentes ne sont pas les même films. Amadeus possède une originalité dans sa présentation car celui-ci raconte la vie de Mozart par une personne extérieure. L'écart qui nous sépare du génie est une émotion ressenties d'infériorité par le narrateur. Le choix du personnage est déterminante pour le film. On accède alors à l'histoire par le point de vue de Salieri qui est une personne croyante, pensant que le monde s'explique par Dieu (la mort de son père lui permet de faire de la musique, il y voit alors une action de Dieu). Dieu est alors un personnage essentiel du récit. La rencontre entre Mozart et Salieri va faire voler en éclats la vision du monde de ce dernier. Mozart est en effet présenté de manière immature, désinvolte, enfant et obscène. Il ne donne pas l'impression de mériter son talent à première vue pour Salieri qui lui est bon diplomate, négociateur, conformiste et stratège. Mozart est un rebelle qui est sur de sa musique et son talent. Pour Salieri, il y a alors un problème car il ne comprend pas que ce type de personne puisse avoir un don. Il est alors tiraillé entre deux hypothèses : Dieu n'existe pas ou Dieu l'a trahit à travers Mozart. Dans une scène Salieri est d'ailleurs humilié par Mozart devant les plus grandes personnalités culturelles et politique du moment. A noter que pour qu'il y ait humiliation, il faut qu'il y ait un public. Après cette scène on peut voir un changement d'humeur chez Salieri, il se considère comme trahi par Dieu (car il ne peut pas accepter le fait qu'il existe pas). Il y a alors un bouleversement des valeurs de ce dernier. Néanmoins, il est le premier à percevoir le don de Mozart. Amadeus signifie d'ailleurs « celui qui est aimé ». Salieri n'envisage pas que le génie ou l'art n'a pas d'explication religieuse ou politique.

 

Extrait de Prison Break, Episode 1 Saison 1.

 

Il y a beaucoup d'informations dans les premières minutes de l'épisode. Il faut savoir qu'écrire une histoire pour la télé c'est très différent d'écrire un roman (dans celui-ci il y a plus de liberté car l'auteur n'a pas besoin de retenir l'attention de son lecteur). Le scénariste pour des histoires à diffuser à la télé doit en effet continuellement captiver le spectateur par son univers. Il doit alors mettre en avant des éléments subjectif pour garder le plus longtemps possible l'attention du spectateur. Il existe des outils nécessaire à l'écriture cinématographique. Le personnage principal est alors important pour la trame de l'histoire. En général, on utilise un personnage qui connait pas le milieu dans lequel il atterri car cela permet à fois de faire découvrir l'univers çà celui-ci ainsi qu'aux spectateurs. Cela permet d'inclure de la surprise, de la découverte, de l'inattendu. Il existe une distinction entre une histoire et une narration. Une histoire est une suite chronologique de faits tandis que la narration est la manière dont les faits sont apportés au spectateur. La narration change le porteur de l'histoire. Pour cela, nous avons trois outils venant du théâtre :

  • L'unité de lieu : met en place le décor.

  • L'unité de temps : Permet de situer l'action/l'histoire plus précisément. L'unité de temps, selon sa variation peut être importante / déterminante pour communiquer des émotions / tensions. Cela influe sur l'action des personnages.

  • L'unité d'action.

Dead line : Trame, marqueur, décompte. C'est le rappel d'un temps limité (par exemple, compte à rebours).

 

Il existe une 4è unité plus particulière qui est l'unité thématique.

 

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