Sémiologie et multimédia, 04/10/11.

Publié le par L1 Infocom, Cru 2010/2011.

 

 

Dans les années 60/70, c'est une période de prolifération de travaux sémiologiques sur d'autres domaines. Notamment dans le cinéma avec Christian Metz (ne pas lire). Sur la BD également avec l'auteur Pierre Fresnault – Desruelle, prof enseignant chercheur en communication spécialisé dans ce domaine. Oser écrire sur la BD, le cinéma c'est être totalement innovant dans le monde intellectuel.

Roland Barthes avec le livre « la chambre claire » (1980) sur la sémiologie de la photographie.

Umberto Eco, connu pour ses romans inspirés de plusieurs films, prof de sémiologie à l'université de Bolognia (Italie). Il a travaillé sur la sémiologie de la télévision.

La sémiologie est à la mode à cette période et c'est une façon d'aborder avec un angle nouveaux des objets/médias contemporains de communication, de leur donner une certaine légitimité.

 

Dans les années 70, on voit l'arrivée de 2 auteurs influents avec Julia Kristeva et Jean Baudrillard (intellectuel français atypique rejeté en France et parti aux USA)

 

Julia Kristeva, influençée par Barthes et Peirce, introduit la théorie psychanalytique lacanienne (lacan). Elle enrichit les travaux précédents par un apport de la psychanalyse dans la sémiologie.

 

Jean Baudrillard a écrit plusieurs livres. « Le système des objets » en 1968, « une critique de l'économie politique du signe » (1972). Il s'intéresse à la signification des objets, c'est l'un des premiers qui va théoriser le fait que les objets n'ont pas simplement une fonction première utilitaire mais sont aussi des signes servant à communiquer. Pour lui, tout l'univers socio-culturel se compose de signes décriptables, qualifiables et utilisables qui constituent un système d'échanges économiques et social.

 

Kestriva et Baudrillard se rapprochent en 1976 et écrivent un texte commun « l'échange symbolique et la mort », il s'agit d'une étude psychanalytique du concept de mort ou ils trouvent des liens avec celui de l'érotisme. Ils vont affirmer qu'il y a une similitude entre les signes liés à la mort et ceux de l'érotisme. Les deux auteurs font un apport de psychanalyse de l'objet dans la sémiologie.

En 1970/1980, c'est l'âge d'or de la psychanalyse.

 

Dans les années 80/90, il y a peu d'innovations et les sémiologues s'enferment souvent dans un langage hermétique, difficile à lire. La sémiologie est alors enseignée de manière très théorique dans les universités. Elle reste malgré tout intéressante et efficace pour l'analyse des messages médiatisés (publicité, etc).

 

En fin 1990, on voit arriver un renouveau de la sémiologie/sémiotique appliquée qui va être utilisée dans le monde professionnel, phase d'élaboration et de conception des messages, publication plus adaptée (inclure le travail de JIB).

 

2) Quelques concepts de sémiologie.

 

Il y a en amont une réalité perçue.

 

Définitions :

  • Le signe est la réunion d'une réalité perçue et de l'image mentale associée à cette réalité. Il a pour première fonction d'évoquer un référent absent dans le but de communiquer. Il est composé de deux choses :

    •  
      • Le signifiant, il est plutôt la forme du signe.

      • Le signifié, il est davantage le contenu du signe.

  • Le référent est la réalité physique et perçue que l'on peut voir et toucher, éventuellement ressentir. Par rapport à ce référent, le signe a pour fonction de l'évoquer dans le but de communiquer, en particulier lorsqu'il est absent du champ de vision.

  • L'acte de signification c'est l'association d'un signifié à un signifiant. L'acte qui unit le signifiant et le signifié produit un signe qui peut être monosémique (un seul signifié) ou polysémique (plusieurs signifiés). La polysémie est différente de la connotation.

  • Le code linguistique est une organisation consensuelle de l'utilisation des signes. Un signe est arbitraire ou motivé dans les signes linguistiques de nos langues occidentales. De manière quasi absolue, les signes ne sont pas motivés (à la différence de langues qui utilisent les idéogrammes). Ils sont motivés s'il y a une logique signifiant/signifié mais, ça reste majoritairement arbitraire. A contrario, les signes iconiques sont, quant à eux, des signes motivés.

 

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